Mercredi 26 Mai 2010

Après la ville aux cent clochers, Montréal est certes devenue la ville aux cent festivals. Aux cent festivaux, dirais-je même avec une ironie de bouche en cul-de-poule. C'est cool pis ce ne l'est pas en même temps.

Est-ce qu'il faut se monter un festival pour montrer qu'on existe à Montréal? Après le très glam Festival Geek, qui a eu lieu à Montréal en mars dernier, où Génies en herbe et jeux vidéo étaient à l'honneur, je tiens à souligner la présence pertinente (celle-là) du FTA, le Festival TransAmériques.

Celui-là, je l'aime. Bien que les billets soient quelques fois hors de prix, certains bijoux valent la peine. Cette année, je m'offre un show. On m'a d'ailleurs dit que s'il fallait ne voir qu'un seul show dans toute la programmation, ce serait bien celui-là: Tragédies romaines. Ça dure 5h30 sans entracte, trois osties de bonnes pièces de Shakespeare montées à la sauce moderne par une troupe d'Amsterdam. Ça promet. À ce qu'il paraît, tu peux même aller regarder tes courriels sur scène pendant le show. Le théâtre 3.0? Il faut suivre la vibe, comme on dit.

 

- Sébastien David